C’est reparti…

Le syndrome de la page blanche passé, je sors enfin de ma léthargie. Il fait bon de se retrouver.

Je m’y remets, c’est promis. A partir de cette semaine, d’autres extraits viendront s’ajouter à ce que plus d’un millier d’entre vous auront lu durant l’année écoulée. Merci de vos encouragements et de vos commentaires à venir.

Je termine le livre avant la fin de cette année et espère la publication pour 2010.

Par ailleurs, mille excuses à toi Aline pour t’avoir laissée en plan, mais il y a des moments comme ça quand les choses ne viennent pas.

A bientôt

BC

Mes raisons

On me l’a encore demandé ce matin. Pourquoi avoir écrit une histoire de femme et pourquoi cet acharnement à décrire le désespoir dans une version relativement crue ? La réponse réside, comme je le mentionnais plus tôt, dans un vécu d’une rare violence où je me suis confronté à l’éternel question des tabous, des non-dits et des réponses intimement chuchotées. Comment une société, qui se dit tolérante et moderne, peut-elle pousser au suicide ceux et celles qui ont un mode de vie différent ?

Oumaouti représente cette amie, qui s’est laissée bouffer par une ligne de pensée archaïque qu’on imaginait appartenir à un siècle révolu. Force est de constater que même dans cette île, dont on loue la modernité aux quatre coins du monde, le dogme de l’irrationnel tient une place dominante dans le destin de toute une jeunesse. Quelques vieux pseudo-sages issus de certains cercles socio-culturels, exercent un dictat des plus déshumanisants et altèrent le devenir d’un fils ou d’une fille pour asseoir une pseudo-ascendance communale, sociale ou même patrimoniale. Pour ceux-là l’homosexualité devient une tare, une tache, une maladie dégénératrice. Et de cette homophobie jaillissent des réflexes qui appartiennent à un autre temps ; bannissement, malédiction, délit de faciès, méfaits de sorcellerie, en bref toute la panoplie des tortures morales du moyen âge. Oui… Ici à l’Île Maurice… en 2009, ce sont encore des pratiques courantes.

Mon Oumaouti à moi avait 23 ans quant elle mourut après avoir ingurgité du Gramoxone. Elle qui respirait la vie et qui avait des projets plein la tête, ne méritait certainement pas de tirer sa révérence de cette façon. Elle s’est bien donnée la mort mais elle n’était que le missile qu’avait tiré l’arme d’un autre, des autres. La lâcheté, la méchanceté et l’ignorance de certains, soi-disant, bien-pensants auront quelquepart legitimé ce crime, le maquillant en un banal suicide rapporté en un titre et dix lignes dans une feuille de chou.

Elle qui avait tout pour une vie parfaite, s’est retrouvée reniée par sa famille, bannie de ces fêtes hautes en couleurs, humiliée en public, privée du droit d’aimer qui elle voulait. On la voulait médecin, avocate ou comptable mais surtout pas en lesbienne hindoue.

Aujourd’hui, son sourire me manque, sa voix ne me réjouit plus, et ses yeux ne me veront plus rigoler de ses frasques de jeune fille bien faite. Aujourd’hui, peut-être, terminerai-je mon deuil en montrant du doigt les effets pervers d’un traditionalisme mal placé. Aujourd’hui, j’espère pouvoir la faire revivre en esprit en démontrant ce qu’elle aurait pu être si certains n’avaient pas décidé de sa place… à sa place.

BC

L’examen de conscience d’Oumaouti ; Déjà un demi millier de visites… presque…

En quasiment un mois le blog aura reçu presque 500 visites. J’en suis flatté. Flatté de l’intérêt, de voir l’engoument que suscite la mise en ligne d’un nouvel extrait. Les pics de trafic le démontrent. C’est très encourageant quand on sait que ces extraits n’ont été proposés qu’à la diaspora mauricienne et aux réseaux mauriciens sur Facebook, en circuit fermé pour ainsi dire. Vraiment, j’en suis heureux. Il ne reste plus que vos commentaires pour compléter le tableau.  Merci  à tous, L’examen de conscience a pris de l’importance et c’est tant mieux.

Remords et bribes d’enfers d’une enfant perdue, c’est quoi ?

Remords et bribes d’enfers d’une enfant perdue, c’est les quelques heures que passent une jeune lesbienne mauricienne déboussolée, devant quelques verres d’alcool alors qu’elle a invité la mort à sa table. Dans un bacchanale d’images, entre flashbacks et refléxions, elle passe sa vie en revue. Comment a-t-elle pu en arriver là ?
Avec du recul elle se remet en question, remet sa patrie, son environnement, ses rêves en perspective. Elle aborde les sujets de fond, des sujets qui touchent directement la société mauricienne comme la tradition, la modernité, la sexualité, l’homosexualité… Mais réussira-t-elle à conclure son examen de conscience ?

A vous de commenter, de donner votre opinion sur ce qu’elle pense et sur ma façon de la raconter.

B.C

Bienvenue

Un premier roman c’est un peu la crainte de la primipare. Une appréhension intime du regard de l’autre, une impression latente de raté, d’oubli, un pesant sentiment d’incomplet. Et pourtant au fond, c’est la secrète conviction de l’accomplissement d’une oeuvre sans pareil, d’une beauté unique aux yeux d’une mère égoiste et protectrice.

Et pourtant… « L’Examen de conscience d’Oumaouti », mon premier, vous sera proposé en primeur, à votre regard franc, critique et sincère. Usez-en, abusez-en, il est vraiment temps pour moi de savoir si je mérite tribune, si je peux être l’aventurier des mots que je rêve de devenir, et pour résumer savoir si mon bébé est viable, voire si j’ai des chances de pouvoir enfanter à nouveau, dans un futur proche.

Merci de partager, d’être critique de manière constructive (cela s’entend), merci d’avance;

Bertrand CHAGAL

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