D’où vient Oumaouti ?
Oumaouti est une mes héroines de la littérature mauricienne. Cette femme traditionnelle, batôn de pèlerin de Ram dans le Namasté de l’immense Marcel Cabon, est à mes yeux, encore, l’incarnation même de la femme mauricienne. Soumise, obéissante, elle est l’essence même de la céllule familiale et à l’instar de sa congénaire d’aujourd’hui, son rôle dans le développement de la société mauricienne est indéniable. Elle représente cette masse silencieuse qui de dure labeur en dur apprentissage de la vie, reste ferme, dynamique, traditionnelle et moderne, avec le sourire en plus.
Je parle, ici, de nos mères, nos soeurs, nos amies, de toutes ces filles du pays arc-en-ciel, qui auront porté à bout de bras leurs hommes et fait de notre nation ce qu’elle est.
Pour certains qui m’ont écrit, L’examen de conscience d’Oumaouti aurait pu être le mien ou celui de tout une frange de la population qui a tendance à oublier qu’au dela du simple foyer, la femme mauricienne à droit à son espace d’épanouissement, à son jardin secret, quelque soit ses origines communales.
Oui… Je me suis fait l’avocat du diable, car j’ai vécu, en direct, ce qu’un déni d’existence pouvait engendrer. Oui… je défendrai cette femme d’aujourd’hui, envers et contre tous, pour que cesse l’envie de ne plus, ou de trop exister. Une amie partie trop tôt ne sera jamais remplacée par dix autres, contrairement au vieil adage.
Mon examen de conscience est fait. Ainsi soit-il.
BC
